26/03/2018

Récit d’une journée de Janvier qui commence mal et qui finit …

Par FORZINI Frédéric

Nous sommes mi janvier, les créneaux météo sont rares, la grisaille et surtout le vent ne nous laissent que de rares moments.

Mon fils Quentin et moi profitons d’une journée ensoleillée.

Très motivés, nous mettons le bateau à l’eau  dans le noir. Nous commençons à naviguer dans l’obscurité et dès le lever du soleil nous faisons nos premiers lancers dans 10 mètres de fond.

Nous essayons toujours d’être stratégiques afin de trouver la bonne solution le plus rapidement possible. En coup du matin, il faut balayer un maximum de terrain. Quentin opte donc pour une pêche en linaire, avec un leurre blanc de 4 pouces. Pour ma part, je choisis également de commencer en linéaire avec une lame vibrante métallique. Après une bonne heure de pêche, et quelques essais de changements de couleurs et de taille aucune touche !!!

Nous espérons que le timide soleil qui pointe va réveiller les poissons. Il n’en est rien, nous décidons donc après avoir fait quelques changements de stratégie (leurres et animations) de prospecter moins profond entre 4 et 6 mètres, afin d’essayer de piquer un brochet.

Au bout d’une heure, je me fais couper au ferrage en 22/100ème par un bec. Même pas le temps de voir si c’était un beau poisson. Il est 10h30, nous décidons de changer de zone de pêche.

 Il y a pas mal de bateaux mais personnes ne semble avoir trouvée la solution.

Je repère à l’écho-sondeur une boule de vif dans 16 mètres et quelques beaux échos autours. Quentin pique rapidement une perche au leurre souple 3“ blanc en verticale. Quant à moi, toujours rien, mon Piglet Shad ne semble pas les intéresser. Pourtant Quentin enchaine les poissons, perches et petits sandres.

Je décide donc de couper la tête de mon Piglet Shad (coloris14) afin de diminuer sa taille.



A partir de là, les poissons réagissent et je parviens à piquet 1 sandre et 2 perches. Au bout d’une heure environ, les touches se font plus rares et je finis par un beau brochet pris du bout du bec en 22/100ème. Ça fait vraiment plaisir.




Il est maintenant 12h30, nous décidons de nous échouer sur une plage pour casser la croûte. Du coup, notre poste est rapidement occupé par deux bateaux qui nous avaient observés. Ils ne prendront pas un seul poisson !

Pendant la petite demi-heure de pause que nous nous autorisons, au moins la moitié des bateaux a déserté le lac.

Nous reprenons la pêche, guidés par notre sondeur, en optant pour des dérives très lentes dans 15 mètres de fond, face au petit vent du nord qui s’est levé.

Les touches sont régulières en verticale pour Quentin qui est toujours sur un leurre de 3“ mais sur un coloris chartreuse. Quant au blanc, il semble bien moins efficace qu’en fin de matinée.

Je coupe donc la tête  d’un Piglet Shad (coloris 12) et en effet ça fait la différence. Nous parvenons à piquer une bonne douzaine de sandres, le plus gros mesure un peu moins de 60cm.



Vers 15h, plus une seule touche. Nous décidons de nous rapprocher du bord afin de pêcher moins profond. Je parviens à faire deux belles perches en linéaire, toujours avec un Piglet Shad raccourci.




Il est maintenant 17h00 et nous n’avons pas pris un seul poisson depuis au moins une heure. Il semble qu’il est temps de nous diriger vers la mis à l’eau.

Ce sont nos derniers lancers. On  se sert du vent pour lancer loin vers la berge. A l’impact avec l’eau, je ferme le pick-up et laisse descendre fil tendu. Et là, petit « tac » à la descente, ferrage dans les règles, très appuyé (vu la distance à laquelle j’ai lancé). C’est du lourd, on dirait bien un très gros sandre. Ça se laisse venir mais c’est très lourd. Les coups de tête confirment tout de même que c’est bien un poisson. Il arrive à l’aplomb du bateau assez facilement. Je commence à pomper modestement, mon 22/100ème est à la limite de la rupture, mais je connais bien mon matériel.

Tout à coup, le poisson s’énerve et me sort une bonne douzaine de mètres. A chaque fois que je le pompe, il me ressort tout le fil que je viens de récupérer. Maintenant, c’est sûr, ce n’est pas un sandre.

On pense alors à un silure ou peut être un brochet ????

Il faudra une bonne dizaine de minutes pour que ma Dragonbait NX4  voit apparaitre un magnifique brochet.

Quand il perce la surface de l’eau, ma première réaction, c’est la crainte de ne pas voir mon Piglet Shad qu’il a englouti. Mon nylon 22/100ème a tenu le coup jusque là ???

 Quentin le rate une première fois à l’épuisette mais la deuxième sera la bonne.




En résumé, une journée qui commençait très mal (capot tous les deux à 11h du matin). Il a fallu chercher la bonne solution à plusieurs reprises. Beaucoup de copains ont fait quasi capot ce jour là et ont jeté l’éponge à midi.

Pourtant, on n’est pas des champions mais on ne s’est pas découragé et on a travaillé en équipe.

Certes, le bouquet final est un gros coup de chance et toutes nos sorties ne finissent pas aussi joyeusement, mais ce beau brochet arrive au terme de nombreux lancers infructueux.

Je conclurais en disant : Si tu te casses la tête, tu es souvent récompensé !!!
FORZINI Frédéric

21/03/2018

Pêcher à l'AR-S SMITH

Par Stéphane Valleix



PÊCHER A L'AR-S SMITH, QUAND ET POURQUOI ?


En tant que pêcheur de truites aux leurres succombant à la mode du tout poisson nageur, comme beaucoup j'ai eu tendance à délaisser ce petit bout de ferraille appelé « Cuillère ». Et là, je parle de la cuillère tournante. Et plus particulièrement de la fameuse AR-S.
Pourquoi je la délaissai ? Simplement parce que c'est moins marrant qu'un D-Contact ou encore un D-Incite, que l'on s'amuse à remuer dans tous les sens par des twitchs frénétiques. Et que donc la cuillère, c'est bien moins marrant, ça vrille le fil. Et aussi par l'image connotative de la pêche à la cuillère.

Alors, j'en mouillai bien une de temps en temps mais sans grande motivation.

Que de temps perdu pendant tout ce temps !!! Que d'occasions manquées de faire de sacrées sessions !!! Et tout ça pourquoi ? Outre le fait de ne trouver pas cela marrant et moins noble (n'ayons pas peur des mots), nous sous-estimons trop souvent la technicité de ce leurre. Car oui, cela est aussi un leurre. Et oui, il reste technique, tant dans sa conception que dans son maniement. 

Malgré tout cela, je ne suis pas devenu un inconditionnel de la cuillère. Je ne la mets pas systématiquement au bout de ma ligne. Mais j'en ai fait un incontournable de mes boites. J'ai une boite assez bien garnie qui me suis tout le temps. Je la réserve pour des moments bien particuliers.



Je vais donc vous partager MA vérité. Elle n'est pas LA vérité, mais le fruit d'essais et remises en questions.

Nous en venons donc au moment de répondre à la question de Quand ? Et pourquoi l'AR-S?

Il faut savoir qu'avant tout, avec nos D-Contact, D-Concept, D-Incite et autres leurres de la gamme tous aussi efficaces que les autres, nous recherchons les truites dites « carnassières », nous tentons de sélectionner. Et ça fonctionne plutôt bien.

Mais, car il y a un mais, les truites que nous recherchons, à certains moments, ne sont pas du tout intéressées par la traque de poissons. Elles sont parfois entrain de se gaver de larves, nymphes, subimago ou autres imagos retombés sur l'eau.

C'est là que l'observation prime et qu'il faut savoir se remettre en question. Vous pouvez insister un peu au poisson nageur, mais bien souvent les résultats sont très moyens. Vous piquerez difficilement un poisson chassant votre poisson nageur par pure territorialité.

C'est là que l'AR-S rentre en jeu !!! Et c'est maintenant que je vais vous répondre à la question : Quand ?

Oui, mais alors, quelle taille ? Quel coloris ? Quelle couleur de palette ?


Pour les jours où les truites se nourrissent sous l'eau, et bien il faudra prendre des tailles 1 à 2, avec des coloris plutôt neutres (Noir, bronze, doré, argenté). Il faudra adapter les palettes en fonction de la luminosité. Il faudra aussi et surtout s'adapter à l'humeur du jour, voir du moment, de nos compagnes de jeu. En faisant des essais rapides, vous trouverez vite le bon pattern.


Par contre lorsque l'on voit les truites gober les insectes à la surface, il faudra alors observer de quoi elles se nourrissent.

En effet, il faudra, vous l'aurez compris adapter la couleur du lest de la cuillère ainsi que ça taille. Par exemple sur de grosses mouches de mai, je prendrait une AR-S en taille 2 à 3 et de couleur jaune.
C'est sur ce genre d'activité des poissons que je prends le plus de plaisir, on sais rapidement où l'on va et les résultats se font rapidement voir.

Enfin, vous pourrez aussi adapter la couleur à la luminosité, n'hésitez pas a passer des couleurs blanches, orange fluo, rose...  Ça fonctionne aussi.



Vous l'aurez compris, à la pêche, il faut savoir s'adapter et s'ouvrir à des techniques que l'on oubli parfois.



J'allais oublier un dernier point qui était la question : Pourquoi l'AR-S ?

C'est LE modèle qui m'a réconcilié avec la cuillère tournante. Déjà, parce que sous aspect de pas y toucher, ça reste un produit SMITH. Et qui dit SMITH, dit produit technique. Attention, pour vous rassurer, technique ne veut pas dire compliqué. Ce qui le rend technique, est en fait tout simple, mais a été une innovation non négligeable.


Vous vous souvenez, au début de cet article il y a un aspect de la cuillère tournante en générale qui fait que bien souvent on la délaisse.... Vous voyez ? Je vous aide.
Oui, la cuillère tournante, ça vrille le nylon !!!
Et bien là avec l'AR-S, le soucis est réduit, voir effacé. Et ceci grâce à 2 choses.
La première est simple et connue. Vous voyez de quoi je parle ?
Et oui, la palette ,qui elle aussi a été étudiée de près tant pour sa forme et son épaisseur, est directement traversée par la corde à piano de la cuillère. Le fait d'avoir une palette montée de la sorte et non sur un étrier, réduit fortement le vrillage du fil.
Mais la deuxième, est toute simple. SMITH a tout simplement monter un émerillon rolling de très bonne facture. Et Oui, c'est simple, mais il fallait y penser !!!

Avec cela, vous avez un fil qui ne vrille quasiment pas. Et ça c'est super agréable !!!



Autre chose !!! Le lest qui, outre le fait d'être monté libre, est quand à lui doté d'une forme avec une déportation du poids, qui apporte une stabilité de nage non négligeable.

Voilà, vous avez quelques clés en main pour vous laisser tenter par cette formidable cuillère et savoir quand et pourquoi l'utiliser. Et n'hésitez surtout pas à nous partager vos photos de prises sur la page Facebook Smith Marryat Europe.



A bientôt au bord de l'eau.
Stéphane Valleix

(Photos Stéphane Valleix et Damien RUESA)

15/03/2018

Quelques conseils pour ce début de saison "Truite"

Par Paul Massard et Bertrand Masse


Nous sommes en Mars ! Et arrive enfin l’ouverture de la pêche à la truite, c’est le moment de regarnir les boîtes de leurres et de faire les bons choix.



L’impatience est telle, suite à ces longs mois d’hiver, qu’à la veille du grand jour, nous sommes encore un peu hésitants quant aux stratégies à adopter pour trouver dame fario dans des eaux encore froides, parfois chargées ou piquées et avec un débit encore important.



    Il est important de mettre toutes les chances de son côté pour séduire les truites après leur période de fraie où elles auront dépensé pas mal de force.
Dans ces conditions, nous avons souvent affaire à des poissons peu actifs, situés dans les zones calmes, en bordures ou fin de radier souvent postées vers le fond de la rivière. Les truites ne feront pas de grands écarts pour aller chercher leurs proies, mais se contenteront souvent d’une belle bouchée qui leur tomberait sous le nez.
La température de l’eau est le facteur à prendre en compte de prime abord avant de choisir son leurre. Posséder sur soi un thermomètre est presque une obligation.

http://www.smith-pro.com/thermometre.html#anchor-ancre01

Un petit outil à toujours posséder dans sa poche

 Faire un relevé préalable, avec une courbe des températures de l’eau 1 semaine avant la pêche est souvent un très bon indicateur de réussite et de stratégie à suivre. Globalement, si la température de l’eau ne dépasse pas les 4-5°C, les poissons seront apathiques avec de faibles fenêtres d’activités brèves. A partir de 7-8°C, nous trouverons une activité possible et certaine. Si l’eau dépasse les 9-10°C alors toutes les chances seront de notre côté pour réussir sa première journée. Mais là n’est pas le seul facteur à prendre en compte…
Pour des rivières moyennes de plaine, comme ici la Marne (25m de largeur pour une profondeur moyenne d’ 1,20m) nous rechercherons des leurres d’une taille respectable compris entre 63 et 75mm. En effet, en cette période d’ouverture, il n’est pas rare de faire de beaux poissons dépassant aisément les 40cm, recherchant désespérément une proie substantielle.

C’est pourquoi Paul Massard et moi-même conseillerons 4 leurres à ne pas oublier de mettre dans sa boîte.


Le D-Contact 72 et 63




    Il s’agit sûrement du leurre le plus utilisé de la gamme Smith. Les différentes animations qu’offre ce leurre en font la base de notre boite de début de saison. Radier, fosse, courant puissant, il est possible de le faire évoluer efficacement dans la quasi-totalité des postes prospectés durant les premières sessions printanières. Les nombreux coloris disponibles permettent de faire face aux différentes conditions hydrologiques, mais aussi de répondre aux humeurs des truites.

    Le coloris blanc offre une superbe alternative en début de saison avec un halo puissant dans les eaux bleutées du début de saison quant aux coloris fluos ou brillants ils permettront d’intéresser les truites dans les eaux encore piquées.

 Veine d’eau rapide, contre-courant et berge longée de souches, autant de postes à prospecter au D-Contact, pensez à des twitchs amples en début de saison !

Astuce: Prenez le temps de faire évoluer votre D-Contact dans toute la couche d’eau, avec les débits encore soutenu, laissez le partir dans le courant en le maintenant avec de petits twitchs courts puis insister sur votre berge, avec des tiréees amples vers le haut, tel un lipless. En retombant, son fort rolling, balloté dans le courant, fera sortir les truites des bordures profondes.

. Choix de Paul Massard : D Contact 72 #23  et #V2
. Choix de Bertrand Masse : D-Contact 63 type II #03 et D-Contact 63 #WH


Le D-Direct


    Leurre possédant toutes les caractéristiques du D-Contact mais avec une bavette plus longue, nous l’utiliserons pour pêcher plus profond en simple « cranking » ponctué de très léger twitchs latéraux afin d’émettre un flash de son flanc de temps à autres. Sa bavette empêche les accrochages et un wobbling plus important. Il sera le leurre ultime pour des truites situées profondément, ses rebonds sur le fond en alerteront plus d’une !


Une zone large et profonde où il faudra être patient et taper le fond pour faire réagir un beau poisson à l’aide du D-Direct

Astuce : Commencez à pêcher canne haute sur vos premiers lancers, en simple lancer-ramener entrecoupé de très légers twitchs, puis repassez canne basse en remontant le scion au contact du fond.

. Choix de Paul Massard : #23 
. Coloris préféré de Bertrand Masse : #33


Le Flash J-Huddle / Shad 4 et 3″


    En choisissant le Flash J (huddle ou shad) nous voulons jouer de son atout imitatif ! Monté sur tête plombée ou sur godille, il évoluera près du fond en roulant tel un petit vairon mourant. La pêche en dérive, en insistant sur les berges creuses et les contre-courants y trouvera tout son intérêt. Ne pas hésiter à poser le leurre sur le fond, puis le remonter délicatement avant de le laisser se faire emmener par le courant afin de « rouler ». Son « paddle shad » très fin émettra une nage erratique tel un poisson fuyant rapidement tandis que le « paddle huddle » procurera une nage plus naturelle.

Astuce : Le monter sur tête plombée sera un atout en cas de très forts débits pour pêcher en linéaire et tenir le courant, elle permettra aussi de poser le leurre aisément en bordure sur le fond quant à la godille, elle empêchera les accrocs sur le fond et améliorera son effet de « rouler » dans le bouillon. De plus il est possible d’armer la monture godille en hameçon simple et de modifier la plombée en y insérant un plomb en tête.

 Souvent tapies dans le fond des gros remous, le Flash-J imitera parfaitement un vairon pris dans la « lessiveuse »

Cherry Blood Deep 70 et 90


    Muni d’une longue bavette et bruiteur, il sera parfait pour prospecter les courants puissants de la rivière en frappant le fond. Sa sonorité sourde peut être un redoutable allié dans des conditions difficiles ! Il est aussi redoutable en dérive dans les courants. En le lançant berge opposée, on prend contact lorsque le leurre arrive en face de nous, puis on contrôle la dérive en traversant la rivière en le faisant remonter le courant.

Astuce : Laissez le courant faire travailler le CherryBlood à sa descente, le maintenir face au courant en lui relâchant la tension de temps en temps est souvent un gros atout pour décider de grosses truites difficiles.

. Choix de Paul Massard : Cherry Blood Deep 90  #14
. Choix de Bertrand Masse : Cherry Blood Deep 70 #35


Un courant puissant, large et régulier, parfait pour une prospection au Cherry Blood
 
    Bien qu’avec nos idées de stratégies et notre motivation sans faille, l’ouverture de la truite est toujours un moment hanté de doutes. Nous reprenons la pêche après des mois d’inactivité au bord des rivières et nous avons conclu pour beaucoup une belle année de pêche. Il faudra rester humble et attentif pour trouver la satisfaction d’une première prise. Mais il ne faut pas oublier le plus important, nous rééditons nos gestes, nos lancers, nos approches et ce jour est souvent le bon prétexte pour retrouver des amis et se replonger à nouveau dans la nature immersive.

Prenez votre temps, la saison ne fait que débuter.


 
Ps: Pensez à passer vos leurres en hameçons simples pour faciliter la relâche dans les meilleures conditions. Les « assist hook » seront vos meilleurs amis !

14/03/2018

Présentation de Thête Sébastien

Par Thête Sébastien
Site Web : www.immersion-sauvage.com



Moniteur guide de pêche installé dans l'Ain, je suis diplômé BP JEPS "pêche de loisir" du Centre National de formation aux Métiers de la Pêche d'Ahun.

Mon parcours

Avant d'en arriver jusque-là, je me suis inspiré d'une culture pêche très variée.

Ayant grandi en Corse dans un petit village traversé par une splendide rivière, je me suis découvert très tôt une passion pour la pêche et la nature dans son ensemble. Mon père m’a fait découvrir, dès mon plus jeune âge, la pêche à la truite et ses subtilités, ses rivières somptueuses où discrétion et ruse permettaient de mettre au sec quelques belles « dame fario ».

Belle Fario de l'Albarine
                    
J’ai effectué depuis pas mal de chemin et me suis initié à de nombreuses techniques.

La pêche à la carpe que j’ai pratiquée durant plus de 10 ans m’a fait prendre conscience de l’importance du « no kill » et de la nécessité de protéger nos trésors des dégradations et des convoitises.

La pêche à la carpe et le respect du poisson


La pêche des carnassiers a jalonné mon initiation de jeune pêcheur et je n’ai pas souvenir d’un voyage où mes cannes à pêche ne m’ont pas accompagné fidèlement pour graver dans ma mémoire de splendides souvenirs, et ce même durant mon voyage de noces…

Perches de Saône

Les voyages de pêche

Le Sénégal pour la pêche à l’espadon voilier, aux carangues et autres capitaines, la Corse, la Croatie et la Grèce (Denti, Liche) m’ont fait découvrir les joies de la pêche sportive en mer.

Le Canada, l’Islande, L’Ecosse et par-dessus tout la Nouvelle-Zélande où j’ai passé 6 mois de ma vie m’ont fait découvrir des paysages à couper le souffle, doublés de lacs et rivières où le temps s’arrête, seul compte l’harmonie qui s’en dégage, canne à pêche en main bien sûr !

Plus récemment, la Laponie Suédoise sur le camp Lappland Pro Natur d’Alban Regnoult m'a permis de découvrir des grands espaces sauvages à quelques heures de vol de chez nous et des possibilités immenses pour notre loisir !



Belles poutres Lapone

Ma vision du métier de moniteur guide de pêche

C’est un mélange de toutes ces expériences qui ont façonnées ma vision de la pêche, où le pêcheur profite pleinement de ces instants magiques, mais où il doit aussi se poser en défenseur de ces espaces fragiles que sont les milieux aquatiques.

Je souhaite mettre ma passion et mes idées au service d’une cause que je sais primordiale pour l’avenir de nos enfants et de notre planète, le respect de notre environnement.

Et je pense que c’est cette envie de montrer au plus grand nombre la richesse et la fragilité de ces biotopes avec la pêche comme vecteur qui m’a poussé vers la formation de moniteur guide de pêche.




La formation des plus jeunes par l’animation, le partage de technique et la valorisation des milieux aquatiques lors des guidages, voilà ce qui me motive.

Mon partenariat avec Smith

Compte tenu des valeurs mise en avant par Smith Europe et de mon attachement personnel à cette marque c’est tout naturellement que j’ai rejoint l’équipe Smith. Je tiens à remercier Olivier Meurant pour sa confiance mais également Yoann Esquis, Olivier tondeur et Alban Regnoult qui m’ont aider durant ma formation et porte très haut les valeurs de partage (je dirais presque de famille) de Smith.

Au plaisir de se rencontrer au bord de l’eau bien sûr !

Thête Sébastien
Site Web : www.immersion-sauvage.com

Présentation de MONIER Christophe

Par MONIER Christophe


Bonjour à tous, je m’appelle Christophe Monier, j’ai 20 ans et réside au cœur de l’Auvergne. J’ai découvert la pêche dès mon plus jeune âge et cela ne m’a plus jamais lâché. La diversité de milieux de ma si belle Auvergne m’a permis de découvrir tout jeune diverses techniques de pêche, que ce soit la mouche, le toc, ou le leurre, … j’ai tout essayé.




Aujourd’hui j’affectionne particulièrement la pêche des carnassiers avec une préférence pour le brochet. Son caractère et l’adaptabilité qu’il demande pour le faire réagir m’attire. J’adore ces moments, l’ambiance sur le bateau, les combats avec de beaux poissons, ...


Le reste de l’année je passe aussi énormément de temps les pieds dans l’eau sillonnant les rivières tout proche des truites. C’est ma pêche de cœur. Les rivières et l’environnement au fond des gorges font monter en moi des sensations que l’on ne perçoit nul par ailleurs.



Je pratique le no kill à 100 %, pêche la truite en hameçon simple et veille bien sur mes partenaires de jeu. Nous sommes les premiers à devoir bien agir et montrer l’exemple.


Intégrer la famille SMITH est un grand honneur pour moi, c’est avant tout un ensemble de personnes passionnées et motivées, partageant des valeurs communes que j’ai rencontré. Un très grand merci à Oliver Meurant et Julien Bru ainsi que tout le reste de la famille pour leur accueil.



Merci à tous, au plaisir de vous retrouver au bord de l’eau.
Christophe Monier

13/03/2018

Une saison truite très FUN avec la B-AREA

Par Emmanuel GROS


Après plus d’une saison passée en sa compagnie, il est temps pour moi de vous proposer un petit compte rendu sur l’utilisation de la B-AREA FUN pour pêcher la truite en baitfinesse. Pour aller droit au but, ça a été un vrai coup de cœur, partagé d’ailleurs par tous ceux qui l’ont essayé dans mon entourage.



La B-Area est une canne à l’origine conçue pour les pêcheurs Japonais qui pêchent le Bass dans les pêcheries locales. Elle est très orientée canne plaisir, d’où je pense l’utilisation du mot FUN, car en effet cette canne plie beaucoup en combat et procure de très belles sensations.



Côté Design, on voit aussi l’orientation initiale. On est loin du monde truite et des codes classiques. Pas de bois ou de liège, on est sur de la mousse EVA pour la poignée et niveau couleur on peut soit partir sur un marron sobre et classique ou alors carrément partir sur du pur japan style décalé avec le rose. Je vois déjà les têtes des traditionalistes conventionnels voyant un pêcheur débarquer sur leur rivière à truite avec une canne rose bien flashy ! Rien que pour ça j’ai failli la prendre.

Pour continuer sur le design, on est sur une poignée type pistolet, très ergonomique donc. J’avais quelques inquiétudes au départ sur la prise en main d’une telle poignée mais au final elles se sont rapidement estompées dès les premières parties de pêches. La prise en main est bonne pour les lancer et je n’ai ressenti aucune gêne pour les animations. Niveau plage de grammage il est indiqué « jusqu’à 10gr » sur la canne ce qui est assez vrai. Je positionnerai la plage basse vers les 2-3gr.

Pour finir sur le design, on est sur un produit monobrin de 140cm de longueur. Une longueur particulièrement bien adaptée pour le BFS dans des cours d’eau de taille relativement modeste. Equipée d’un moulinet BFS type aldebaran, ss air ou T3 air par exemple on se retrouve avec un ensemble aussi léger qu’une plume et superbement équilibré. De quoi pêcher une journée sans ressentir de fatigue !

Bon et alors sinon en pêche ça donne quoi ?

Et bien c’est très FUN !! J’ai trouvé cette canne très ludique et polyvalente. Elle excelle dans les cours d’eau encombrés et en wading où sa faible taille facilite les différents  types de lancer. Sa conception très robuste (ça plie mais ça ne rompt pas !) facilite la maîtrise de beaux poissons dans ces mêmes zones encombrées : je n’ai jamais eu peur de brider fermement… (il faut se rappeler que nos amis japonais aiment bien droper les bass et que la puissance indiquée est de 12lbs !). J’ai aussi moins de crainte si la canne vient à  taper une branche en fin de lancée dans une zone très dense en végétation. Zone ou typiquement j’aurai plus de scrupule à emmener une be-sticky. On prend beaucoup de plaisir avec cette canne, que ce soit sur les phases de  lancer ou sur les poissons.


Côté leurre on peut passer tout le panel des leurres truites : les D-Contact 50, 63 et ses cousins (même si je préfère quand même une lagless pour les animer), ondulantes DS Line ou PURE et les tournantes AR-S. Bref c’est polyvalent et on est à l’aise jusqu’à 3gr. En dessous  ça devient un peu plus technique niveau lancer et j’aime autant passer sur la besticky si je sais que je vais vraiment pêcher light. A l’inverse, si je sais que je vais pêcher un peu plus lourd, dans des zones de courant fort ou sur beaux poissons je vais vers la B-area.



Pour finir, vous avez avec cette canne un outil polyvalent qui vous permettra à l’occasion d’aller taquiner les Bass par exemple ou les perches. Je l’ai aussi testé avec beaucoup de plaisir sur des pêches avec des crankbait en float-tube où son action fait merveille.


En bref, pour ceux qui veulent se lancer dans le BFS truite et qui cherche une canne d’un bon rapport qualité prix et pour ceux qui veulent aussi un complément à leur be-sticky, je recommande sans concession cette b-area !

Emmanuel GROS