29/05/2015

Truite : la saison a plutôt bien commencé !


Par Laurent Renard
Le D-Incite 53 WH (coloris blanc) fait des merveilles dès que la luminosité est faible (temps couvert, extrémités du jour). Cette merveille de 60 + ne l'a pas laissé passer. 
La saison de pêche 2015 après une ouverture en demi-teinte dans les Cévennes, est bien partie.
Un ou deux petits coups d'eau ont déjà permis de toucher de beaux poissons ici et là. En avril, deux poissons de plus de 60 cm ont honoré le D-Incite 53, le premier fût pris dans un gouffre en le laissant dévaler tout en l'animant de temps en temps près du fond, tandis que le second arrêta net le leurre en plein "bouillon" ! Ceci montre une fois de plus l'ambivalence et l'efficacité de ce leurre hors-norme, qui pour moi surclasse tous les autres dans la plupart des conditions rencontrées.
 
Un nouvel adepte du D-Incite 44 !!! 53 cm au compteur...

Les conditions de pêche furent parfois particulières, avec des températures très douces en avril, on se serait crû au mois de juin ! Les truites aussi d'ailleurs, car l'activité a été énorme lors de ces journées chaudes, contrairement à ce que l'on aurait parfois tendance à penser. Comme quoi, il ne faut jamais avoir d'idées trop préconçues et se remettre éternellement en question au bord de l'eau.

Un petit florilège de poissons ayant succombé aux charmes des leurres Smith depuis l'ouverture :
dans l'ordre : Cherry Blood 70 Deep, D-Incite 53, D-Contact 63 Type II, D-Contact 72...



Le Cherry Blood 70 Deep est un leurre assez étonnant dans ses résultats, et plus ça va, plus je l'utilise en simple ramené linéaire. Que ce soit en lac ou en rivière, c'est ainsi qu'il me semble être le plus régulier.
 
Une belle zébrée cévenole au D-Contact 63 Type 2
 
 
Côté canne, pêchant en général des rivières moyennes à grandes, j'utilise pratiquement tout le temps la Troutin'Spin Multiyouse 80 M. Cette canne en 5 brins est devenue au fil des jours ma favorite. A cela, plusieurs raisons : on peut la caser dans le coffre de la voiture ou dans un sac à dos sans souci, elle a une action qui me plait énormément, ni trop raide, ni trop souple non plus et enfin, cerise sur le gâteau, on n'a jamais l'impression de pêcher avec une multibrins quand on l'a dans les mains en action de pêche.
 
64 cm de muscle au coup du soir sur D-Contact 63 Type II après un combat monstrueux.
 
 
 Ces truites ont toutes été remises à l'eau sans exception. Ce geste décuple le plaisir de la capture, laissant toujours espérer une prochaine rencontre avec le même poisson encore plus gros.

Cette 60 + ne va pas tarder à regagner sa cache.
Bye, bye !!!

 

Et pour finir, la quatrième 60 + de la saison en rivière, un beau bécard.
Demain ouvre la pêche en lac de montagne dans les Pyrénées, espérons que le début de saison en altitude sera aussi prolifique qu'il l'a été en rivière !
D-Incite 53, D-Contact 63,72,85, Cherry Blood 70 Deep, DD Panish 80 S, Cherry Blood LLS 90 et 70 vont être mis à rude épreuve dès l'aube !!!


19/05/2015

Pêche légère en côte rocheuse et conditions difficiles



Par Jean Christophe BROUET


La dernière fois je vous ai parlé de la recherche du loup sur la côte d’azur en light en milieux rocheux à l’aide de ma Blow Shot  Boron et de l’Haluca. Pour ce début de printemps toujours avec ma Blow Shot  Boron je vous propose d’aborder l’utilisation de poissons nageurs plongeant dans des conditions de pêche peut confortable voir « extrêmes ».

Ce choix est conditionné par le besoin de répondre à une problématique, pêcher efficacement avec un matériel relativement light dans des conditions météo réunissant vent,  grosses vagues et courant.

C’est en atteignant les limites de « pechabilité »  en light dans ces conditions que je me suis intéressé a ces leurres afin de repousser  et d’élargir les possibilités d’action de mon matériel. L’objectif, continuer à pêcher malgré les contraintes, notamment de vent violent qui prend la bannière de la tresse et transforme mon PN en poisson volant à la surface lui ôtant ainsi toute efficacité.



Pour affronter ces éléments déchainés j’ai sélectionné dans la gamme Smith deux leurres pour leur capacité à répondre à ma problématique. Issus à l’ origine d’une conception pour la pêche en eau douce des Salmonidés (entre autres) j’ai choisis le Cherry Blood Deep 90 (10g) et le D-Direct (6g).
Malgré leur faible poids ils se lancent très bien en perçant le vent grâce à un très bon aérodynamisme, un transfert de masse pour le Cherry Blood et une grande densité pour le D-Direct


Ces leurres sont en prises et réactif à la moindre sollicitation dès qu’ils touchent l’eau, plongeant  vers le fond avec nervosité dans un rolling très serré, en silence pour le D-Direct et avec un fort « cliquetie » localisateur pour le Cherry Blood, qui fait des merveilles dans des eaux très chargées.
Cette accroche immédiate au contact de la surface me permet de tendre la trajectoire du leurre et de passer avec précision sur le poste malgré les éléments déchainés. Cela permet également  dans un courant ou sur les ressacs d’arrêter la récupération et de jouer avec la traction et la pression de l’eau sur le leurre afin qu’il continue à nager sur place un instant juste sous le rouleau de la vague !


Ces deux plongeant me permettent d’ajuster suivant les postes la profondeur de nage en inclinant plus ou moins l’angle de ma canne à la récupération ce qui me donne une amplitude de nage très intéressante pour peigner toute la hauteur d’eau.


Autre avantage, en environnement rocheux ou encombré leur grande bavette aide à passer les obstacles sans s’accrocher et sur le sable ils grattent le fond, soulèvent les sédiments, imitant  ainsi un poisson fouisseur.

C’est un parti pris de ma part de pêcher dans ces conditions avec un matériel aussi «  léger » (PE 0.8 Fluoro 25/100) par rapport à ces conditions météo. Mais vous pouvez vous servir d’un ensemble plus haut en capacité de résistances et si vous voulez monter en poids de leurre avec les mêmes propriétés vous prouvez essayer le Saruna MDS110 , le Tachi Deep95 ou encore le Depthy Do MAX !

Saruna MDS 110

Tachi Deep95

Depthy Do MAX
 

Je pense que les PN grand plongeur sons sous exploités en mer, du moins par chez moi et les nombreux avantages qu’ils offrent ne sont pas à réserver qu’aux conditions extrêmes.
Les essayer c’est les adopter !

15/05/2015

Débuter en Bait Finesse Casting

Par Emmanuel GROS 




Cela faisait un petit bout de temps que je voulais me mettre au baitfinesse  et finalement c’est l’arrivée de la Be-Sticky BSTHM55ULC et donc l’application du baitfinesse à la truite qui m’a fait franchir le pas.  J’ai tout de suite été curieux de tester les avantages que pourrait procurer le casting sur des pêches très précises de la truite en petites et moyennes rivières, l’attrait de la nouveauté et de la découverte d’une nouvelle technique finissant de me convaincre…

En attendant l’arrivée de la canne, je me suis documenté sur le net et les forums pour trouver un moulinet capable de lancer des leurres de 2-3gr et j’ai regardé les vidéos d’une des référence en la matière, M. Hiro Motoyama qui, cela tombe bien est également le concepteur de la canne.

La canne, justement, parlons-en. Elle est courte pour permettre des lancer très variés et techniques dans des zones encombrées : 1.68m (2 brins) et son action est vraiment typée truite et UL (1-7gr). Elle est très légère (80gr), montée en anneaux fuji K titane et la finition est au top : ligatures soignées, poignée liège superbe, vernis impeccable. Un bémol peut être pour l’esthétique : les ligatures jaunes, tout comme le bout de scion ne sont pas trop dans l’esprit truite traditionnel. Le scion jaune doit vous permettre de mieux le visualiser dans les zones sombres pour ajuster les lancers…


http://www.smith-pro.com/besticky.html#anchor-ancre01

je vous dirai avec un peu plus de recul si c’est vraiment utile, pour le moment j’ai été tellement séduit par l’action de la canne que je n’ai pas  eu de problème à m’habituer à la couleur des ligatures. Compte tenu du prix et de la finesse de l’objet j’ai par contre très vite opté pour un tube rigide de transport type tube de canne à mouche. 

Pour le moulinet, je pêche actuellement avec un Daiwa ss-air qui permet de lancer très facilement des leurres légers et qui possède un ratio rapide, ce qui est important pour moi dans les pêches de la truite. J’ai également un revo LTZ qui remplit très bien la même mission. Avec les progrès techniques beaucoup d’autres moulinets sont maintenant adaptés à ce type de pêche : revo LTX ou revo LT (ratio peut être un peu geste dans les courants vifs…), Daiwa T3 air (la rolls), Shimano Aldebaran BFS pour ceux que je connais.

On a l’habitude de dire en casting que l’élément crucial est le moulinet et c’est aussi vrai en baitfinesse, mais je pense qu’en particulier pour la truite la canne contribue beaucoup : son action facilité énormément les lancers dans des zones encombrées et comparé à des actions de pointe typées bass et LS elle facilite l’animation des leurres durs et limite les décrochages. La Be-Sticky est remarquablement bien conçue pour ce type de pêche et permettra de pêcher idéalement des rivières petites à moyennes.

Sur mes premières sorties, j’ai principalement pêche avec du D-Contact 50, D-incite 44 et ondulante PURE 3.5gr. La canne gère très bien ces leurres que ce soit au lancé ou à l’animation  et couplée avec un moulinet de qualité je suis convaincu qu’elle me permettra également de lancer  des leurres plus light sans aucun soucis quand le niveau de l’eau le nécessitera. Un rapide essai sur un Luna me l’a d’ailleurs confirmé.

Je n’ai pas encore assez de recul pour vous faire un retour beaucoup plus détaillé  à ce stade mais voici ce que je retiens des premières sorties : effectivement la précision des lancers est au rendez-vous et même si pour l’instant je ne suis pas descendu dans des grammages vraiment critiques les lancers de  base se maîtrisent assez rapidement. Il faut garder en tête le fait de bien faire travailler la canne et de réduire l’amplitude et la vitesse des lancer. Si vous forcez c’est la perruque assurée. Tout doit être fluide et dans beaucoup de cas c’est principalement,  coude quasi bloqué,  au niveau de l’avant -bras et du poignet que le mouvement va se passer.  Gros avantage d’avoir en permanence le pouce sur la bobine, on arrête encore plus vite et plus précisément qu’en spinning un lancer appuyé et en pitching on peut réaliser des posés très discrets tout en mettant le leurre immédiatement en action.  Il n’y a pas de bannière qui part dans le vent ou dans le courant.  Un dernier point : en casting, je trouve l’animation des leurres très confortable, en particulier sur les phases de  twitch.

Quelques conseils même si j’ai encore peu d’expérience en la matière : j’ai commencé avec du fluoro en 20/100, ce qui allait plutôt bien. Je vais tester dans les prochaines semaines du nylon plus fin en 16/100 pour voir ce que ça donne.  Certains disent que c’est encore plus simple avec de la tresse mais je n’ai pas eu l’occasion de tester. Par contre, je recommande de mettre le minimum de fil nécessaire : entre 20 et 50m. Pourquoi ? tout d’abord parce que ce matériel est adapté à de petits et moyens cours d’eau et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une réserve de fil démesurée sauf à pêcher en Nouvelle-Zélande sur des truites qui dévalent sur des dizaines de mètres un fois piquées.. Ensuite parce que de cette manière vous allègerez votre bobine et donc vous faciliterez les lancers de petits leurres en réduisant son poids et donc son inertie. Enfin parce que surtout au début cela limitera les perruques et vous évitera de perdre beaucoup de fil. Ceci m’amène à mon second point : Afin de ne pas écourter vos parties de pêche, pour vos premières sorties prenez une bobine de fil avec vous pour pouvoir respooler en cas de grosse perruque (si si ça arrive, un beau lancer qui accroche une branche en milieu ou début de parcours ou  le pouce qui arrive trop tard !)… Si vous le pouvez entrainez-vous aux différents lancers, un peu comme vous le feriez à la mouche sur des zones dégagées ou même sur une pelouse. Cela permet d’être plus détendu et de faire moins d’erreur au bord de l’eau avec un beau poisson à portée de canne.

A ce sujet il y a pas mal de vidéos  intéressantes pour bien appréhender les gestes, notamment sur la chaine youtube de M.Motoyama pour voir les différentes manières de lancer : motoyama1003.
Cela m’a notamment permis de constater que le plus simple pour lancer en particulier dans des zones encombrées mais pas seulement  et  pour solliciter au mieux la  canne était de coller le leurre au bout du scion.



Pour conclure et comme vous avez pu le deviner, je suis séduit par cette nouvelle manière de pêcher la truite. Certains me diront que c’est du snobisme ou juste l’attrait de la nouveauté et que l’on peut faire la même chose en spinning. Alors oui, on peut certainement faire beaucoup de choses similaire en spinning mais pour moi dans certains cas le casting apporte un plus. Je dis ceci en gardant à l’esprit que pour quelqu’un qui comme moi a débuté il y a des années en spinning, il faut réapprendre une nouvelle manière de lancer et que même à l’heure actuelle je me retrouve encore dans certaines situations à me dire que j’aurai pu lancer plus facilement en spinning…Sauf qu’avec la pratique cela m’arrive de moins en moins souvent  et que j’y trouve de plus en plus de bon côté. 

Bref  c’est une technique que je vous recommande chaudement d’essayer, avec du matériel adéquat par contre, sinon vous serez très vite frustré. Peut-être que comme moi, vous prendrez alors également du plaisir dans le geste, un peu comme à la mouche,  et dans l’apprentissage et la découverte d’une nouvelle technique.


Emmanuel GROS