26/05/2014

D-INCITE et truites fario de l'Ain

Par Batiste MONNET





Retour sur cette sortie du mois d’Avril avec Julien BRU. Ce dernier venant du « Sud », fraichement débarqué depuis quelques mois dans ma région, commence à s’habituer doucement au climat des gens du « Nord »... 15 jours auparavant on avait essuyé de belles giboulées de Mars toute la journée ! Mentalement Julien est prêt, mais ce jour-là la météo sera clémente. Il fait frais dans la montagne ce matin, mais on aura le luxe de pouvoir pêcher en tee-shirt dans l’après-midi ! Pour un début Avril c’est assez agréable !!

La rivière est  plutôt basse pour la saison, et l’eau est limpide. Une approche d’Indien est de rigueur, les truites nous voient arriver de loin ! On commence à pêcher un premier poste.  Julien attaque au D-Incite 44, et moi au AR-HD Minnow. Premiers lancés et nous voyons déjà quelques Farios. Elles suivent mon leurre mais ne le prennent pas. Je décide de changer de couleur mais rien n’y fait. Julien insiste aussi mais pas de touche non plus pour lui.

On change de poste. La rivière n’est pas large, je décide de laisser Julien tranquille pour qu’il puisse pêcher correctement. Je remonte d’environ 20m pour pêcher un joli courant rapide, avec des rochers un peu partout. Il peut y avoir une truite derrière chaque caillou, c’est superbe. Il y a trop de débit pour mon AR-HD, je décide de changer pour un D-Contact 50, une valeur sûre. Je peigne soigneusement le coin, chaque amorti, chaque pierre. Et après une dizaine de lancers je touche ma première Fario … qui se décrochera à mes pieds ! GRRRRRR 

Au même moment, Julien m’appelle pour sa première prise, tout embêté de me déranger pour la photo. C’est une jolie petite truite, avec une robe superbe. Premier poisson de la journée au D-Incite 44, il décide d’insister avec ce leurre …


Je remonte sur le poste en amont, mais entre-temps un pêcheur au toc c’est installé sur celui-ci depuis la berge d’en face. Dommage L Du coup je redescends rejoindre Julien quand celui-ci m’appelle : « Balou, poisson ! Désolé … » Encore une Fario au D-Incite 44.


Tout compte fait je décide de pêcher à 10m derrière Julien, ça me fera moins loin pour les photos … MDR Je repasse au AR-HD. Les truites le suivent mais ne le prenne toujours pas. Je suis têtu et décide d’insister, elles vont bien finir par le prendre à un moment ou un autre ce leurre !! Pendant ce temps-là Julien enchaîne les prises ! Tous les 2 ou 3 lancés c’est une Fario assurée ! Le D-Incite 44 fait le travail, mais le pêcheur aussi … ;-)


De mon côté je serais quand même arrivé à faire mordre 2 truites entre les photos des prises de Julien, mais elles se seront décrochées de mon AR-HD avant d’arriver sur la berge … C’est l’inconvénient de limer les ardillons, mais il y a plus d’avantages alors le choix est vite fait !
Déjà midi, la matinée est passée trop vite ! Les touches se font plus rares, on décide de laisser reposer le poste et d’aller casser la croûte. Les truites sont toujours là, alignées comme à la parade, mais elles commencent à comprendre la musique ! Voir ces poissons dans l’eau cristalline sous un bon rayon de soleil entre les branches, tu t’en rappelle Julien ??

La pause casse-croûte passée, on décide de remonter la rivière pour pêcher d’autres coins. Les postes sont totalement différents, la rivière est plus calme et les caches moins nombreuses. Je repasse au D-Contact 50, Julien reste au D-incite 44 bien entendu ! Après avoir peigné un joli courant entre deux rochers, enfin une Fario vient me rendre visite ! Après plusieurs poissons décrochés dans la matinée, celui-ci remonte le moral.


 Mais bien sur Julien ne peut s’empêcher de me rappeler qu’il est là et me sort une nouvelle Fario sous le nez !


 Puis une deuxième 5mn plus tard, toujours au D-Incite 44. Y’en a qui maîtrise, c’est tout … ;-)


On remonte encore la rivière sur une vingtaine de mètres, mais l’endroit  nous plait moins. C’est trop calme, on voit moins de poisson. Et surtout l’envie est trop forte pour nous de retourner sur le poste du matin où Julien a cartonné ! Du coup, après 5mn de marche nous arrivons sur place avec la peur d’y trouver un pêcheur … Ouf, personne !  Julien en bon prince me laisse passer devant. Je peigne le coin au D-Contact 50, pour voir. Après 10mn passées à lancer mon leurre, rien. Pas un suivi ni une touche. Au moment où je pense à le changer, Julien me dit : « Balou tu devrais quand même essayer le D-Incite 44 ». Je lui réponds : « C’est ce que j’allais faire Juju … »  Premiers lancés avec ce leurre. Après l’avoir bien observé toute la matinée, je dis à Julien : « alors tu lance, et après tu anime comme ça » Il me répond : « Oui c’est ça Balou, nickel ! » et dans la seconde qui suit boum ! Pendue !! Je suis comme un dingue ! Je viens de prendre une grosse cartouche, c‘est un joli poisson ! On le devine à une quinzaine de mètres devant nous, avec ses beaux reflets dorés dans le courant. Les secondes passent, je sers les fesses. Ma DRAGONBAIT LX Light Fast encaisse sans broncher les coups de têtes et les rushs. Et enfin le poisson arrive sur la berge.


Cette Fario n’est pas un monstre, mais elle est superbe ! On est aux anges !! Le D-incite 44 aura été le leurre de la journée, et haut la main !


Après quelques photos et une release en douceur, ce poisson est retourné en pleine forme dans sa rivière. Passé ce moment d’euphorie on redonne quelques coups de leurre, mais plus rien. Et la fin de la journée approche. Nous décidons de redescendre tranquillement dans la vallée, en repensant à cette matinée de folie et à ce joli poisson doré qui est venu nous rendre visite.

C’est quand même beau une Fario !

18/05/2014

Truites trophées : une autre pêche... version 2016

Par Laurent Renard
Truite ou saumon ? Superbe bécard pris au D-Incite 53

La recherche des poissons trophées représente un peu le « Graal » du pêcheur de truites. C’est souvent un long processus engagé dès l’enfance ou l’adolescence qui amène à s’intéresser à ces poissons exceptionnels.
 
La mise à l'épuisette doit être bien négociée
En général, on franchit plusieurs étapes dans le temps avant de s’y intéresser : 1ère étape : arriver à prendre une truite, 2ème étape : parvenir à en prendre régulièrement, 3ème étape : essayer d’en prendre le plus possible, et enfin la dernière : ne plus s’intéresser qu’aux gros poissons.
Truite de montagne prise au Trout'in Surger 80
 
 
 
Ces étapes seront plus ou moins longues à franchir dans le temps en fonction de la qualité et du sens de l’observation du pêcheur, de ses envies aussi. Certains se contenteront de parvenir à prendre une truite ou deux toute leur vie et n’en seront pas plus malheureux !!! D’autres seront obnubilés par leurs nombres de captures à chaque sortie… Personnellement, j’en suis resté à la 3ème étape pour le week-end de l’ouverture, où je prends un plaisir incommensurable à revisiter les parcours de mon enfance, puis me cantonne à la recherche des grosses truites quasiment tout le reste de l’année.
 
Superbe truite de lac prise au D-Contact 85
 


J’ai eu la chance de côtoyer quelques pêcheurs spécialisés dans la quête de ces grandes truites, ils ont en général un point commun : ils sont très discrets, rarement prolixes, mais doués d’un sens de l’observation hors du commun. En résumé, ils voient ce que les autres ne voient pas !
 
D-Incite 53 et Troutin'spin Multiyouse 80 M sont venus à bout de ce magnifique poisson
 

Ces gens-là n’ont que faire de prendre 10, 20 ou 30 poissons lors d’une sortie de pêche. Leur seul objectif sera d’en prendre un, mais un très gros ! Quelle que soit la technique, il ne faut pas avoir peur de subir quelques revers mémorables, cela fait partie du jeu. Pour ce qui me concerne, j’ai commencé à m’intéresser à ces grosses truites en pêchant à la mouche en nymphe à vue, avant de tenter de les prendre avec des leurres. Je peux vous dire que contrairement à ce qu’en pensent la plupart des moucheurs, prendre une truite trophée est bien plus compliqué avec une canne à leurre qu’avec une canne à mouche !




Truite splendide sur Trout'in spin Interboron en rivière

Ceci s’explique par le fait que l’on sélectionne très rarement le poisson convoité en pêchant aux leurres alors qu’à la mouche, c’est possible. Vous comprendrez que piquer une truite de 300 g sur une zone à gros poisson en « pêchant l’eau » constitue un dérangement plus qu’intempestif ! Il existe bien sûr des exceptions mais généralement quand l’eau est basse et permet de repérer les poissons, il est bien délicat de les leurrer avec un morceau de plastique ! Une truite trophée est un poisson exceptionnel pour la rivière que l’on pêche. Ce peut être un poisson atteignant 45 cm sur un tout petit ruisseau comme une truite de plusieurs kilogrammes en grande rivière ou en lac. L’échelle est très délicate à déterminer…



Truite de petit ruisseau prise au Cherry Blood 70, presque un trophée...
Il est assez rare de voir des pêcheurs être capables de prendre régulièrement de tels poissons. Dans chaque région, il en existe quelques-uns, mais ceux qui réitèrent ces prises d’une année sur l’autre sont encore moins nombreux. Ils sont souvent en contact les uns avec les autres, partageant  à distance avec respect, simplicité et discrétion quelques petits secrets, des observations précieuses mais surtout cette passion dévorante...
 
Merveilleuse truite de rivière prise au Cherry Blood Deep 70 sur la Dragonbait Trout 8'3 en 4 brins
 Tout le contraire des « Tartarin » et autres « Guignol » du  Net et d’ailleurs qui divulguent sans vergogne des spots qu’on leur a montré, n’hésitant pas à y amener du monde ou à publier des photos ou vidéos dévoilant trop facilement des lieux qui doivent demeurer confidentiels pour rester des petits paradis. Tout ceci généralement dans le but de "se faire mousser" auprès des copains...
 
Le Cherry Blood LLS 90, un leurre indispensable en lac de montagne
 
 
Malheureusement, le partage a ses limites dans ce domaine. On l’apprend vite à ses dépens quand on n’est pas assez malin pour y réfléchir avant. Seules 3 ou 4 personnes en qui j’ai une totale confiance partagent avec moi sur le sujet. La nécessité de protéger certains spots qui ne supporteraient pas une forte pression de pêche ou des prélèvements explique le fait que certaines photos de cet article ont été retouchées ou floutées, comme la suivante...
Mais intéressons-nous maintenant au côté pratique de la chose…
D-Contact 72
 

Un bécard magnfique au D-Contact 72 col 33
En rivière, il est recommandé de passer du temps à prospecter, à repérer un gros poisson par eau basse par exemple. Ceci permettra le moment venu, de le tenter avec un leurre quand les conditions s’y prêteront. Les conditions optimales sont rencontrées généralement avant ou après un pic de crue, quand l’eau est haute mais encore pêchable, et l’eau trouble mais pas trop.
Rivière calcaire d'une trentaine de mètres de large : ici un poisson trophée dépasse 60 cm !
En lac, c’est un peu la même chose : repérage, puis pêche quand les conditions s’y prêtent : une journée ventée et nuageuse est bien souvent favorable à la prise de gros poissons. Ces grosses truites effectuent souvent des circuits réguliers, et en pêchant sur une zone de passage, il sera possible de les leurrer à un moment donné. Il existe aussi en lac des postes de chasse spécifiques, comme un obstacle ou une cassure qui constitueront un affût de choix pour un gros poisson. Cependant, là aussi, c’est la qualité de l’observation qui fera la différence, ce que l’on appelle communément le « sens de l’eau ».
Tachi Deep 95, un leurre étonnant en lac de montagne sur les zones de 3 à 7 m de fond.


Dans toutes les situations, il faudra en tout cas s’évertuer à attaquer ces poissons différemment des autres pêcheurs. Imaginez une grosse truite de rivière habituée à être pêchée et approchée de l’aval, bruyamment et de la même façon depuis des années. Il est à parier qu’une approche silencieuse de l’amont, un lancer vers l’aval doublé d’une conduite du leurre, et d’une nage optimales décupleront vos chances. Vous l’aurez compris, chaque poisson trophée convoité demande d’envisager sa capture autrement que l’aurait fait le pêcheur lambda, c’est cette réflexion qui vous conduira à l’approche et au lancer parfaits, indissociables dans cette quête. L’approximation, la facilité, la négligence, et le succès immédiat n’ont pas leur place ici, tout le contraire de l’évolution de notre société.

Poisson pris en pêchant vers l'aval au D-Incite 53 col WH
La pêche des truites de grande taille en rivière est passionnante et amène à se poser beaucoup de questions sur sa façon de l’aborder, c’est une éternelle remise en question.
D-Incite 53 WH, "mortel" par temps couvert ou eau teintée. Cette 60 + a craqué...
 
Cette pêche n’est pas destinée à quelqu’un rempli de certitudes, c’est tout le contraire. Ces réflexions m’ont amené à pêcher depuis plusieurs années en descendant la rivière par exemple dès que c'est possible : les avantages sont nombreux à pratiquer ainsi : être sûr que personne n’est passé devant vous, un leurre qui nage bien mieux en prenant appui sur le courant, la possibilité de surprendre des poissons peu habitués à être attaqués par l’amont, la possibilité de pêcher sans lancer en laissant le courant amener son leurre pick-up ouvert sur la « strike zone », possibilité de poser son leurre au fond et de l’animer à l’arrivée de la truite (aucun impact sur l’eau en présence du poisson dans les deux cas)… Toutefois, il ne faut surtout pas en faire une règle, et essayer de s’adapter sans cesse au parcours pratiqué.
Truite prise 3/4 aval au D-Contact 63 Type II au coup du soir
 


Un lingot d'or au coup du soir sur D-Contact 85
Quels leurres utiliser ? La question mérite d’y consacrer quelques lignes ! Il est important de disposer d’un bon choix de leurres dans sa boite, mais peu de leurres sont adaptés à chaque poste, en général 1 ou 2, guère plus.
 
Truite de rivière de 58 cm prise au D-Incite 53 coloris WH, couleur excellente quand l'eau est mâchée comme c'était le cas ce jour-là.
 
Ainsi, selon la vitesse du courant, la profondeur, le niveau de la rivière, il est essentiel de déterminer quel leurre monter au bout de la ligne. Pour cela, il faut bien connaître sa panoplie de leurres ainsi que leurs caractéristiques de nage.



Le D-Incite 53 fait des merveilles en lac de montagne comme en rivière
Si je ne devais en prendre qu’un, ce serait le D-Incite 53, car c’est celui qui est le plus polyvalent, et il est un véritable aimant sur les gros poissons. J’espère qu’un modèle 70 ou 80 sera rapidement mis au point par nos amis de Smith Japon tant ce poisson nageur est extraordinaire. Le Cherry Blood Deep 70  est particulièrement recommandé pour pêcher des radiers ¾ aval ou plein aval, en effectuant quelques pauses accompagnées (c'est-à-dire en baissant la canne ligne légèrement détendue sur 1 ou 2 mètres pour accompagner la dérive du leurre vers l’aval, un arrêt sans dérive n’a rien de naturel !).
60 + au AR-HD Minnow 58 en rivière
 


Les D-Contact 63, 72 et 85 sont incontournables bien sûr, n’hésitez pas à pêcher avec le 85, vous prendrez des truites que ce soit en lac ou en rivière moyenne à grande. Le Tachi Deep 95 que j’avais un peu « oublié » après avoir pris quelques loups en étang, s’est révélé être d’une efficacité redoutable en lac de montagne. Il devrait aussi donner satisfaction pour pêcher les fosses des grandes rivières, mais ne l’ayant pas encore testé dans cette configuration, je ne préfère pas trop m’avancer.



Il faut changer régulièrement de leurre en fonction du type de poste pêché.

 Les Cherry Blood 70 et 90 sont très bons en lac de montagne ramenés en linéaire, tout comme le modèle sans bavette (Cherry Blood LLS) qu’il convient de ramener lentement avec de légères animations. Ce modèle LLS est aussi très efficace pour pêcher durant l’étiage sur les parties calmes des grandes rivières. Prenez le temps de bien comprendre comment l’utiliser, vous serez ensuite surpris des résultats.



Le Cherry Blood LLS est parfait pour pêcher les zones très calmes des rivières en été...

... Mais aussi en lac de montagne.
D’autres leurres sont efficaces sur les gros poissons : Jib 90, Troutin Wavy, AR-HD Minnow, Best Shad (Fish Arrow), il est impossible d’en dresser une liste complète ! Les leurres souples ne m’ont jamais permis en rivière de faire une quelconque différence même s'ils premettent de prendre du poisson également : les 4 modèles de Flash J (Fish Arrow) et le Jerk Minnow (Mac Arthy). Je dirais même qu’ils se sont montrés moins efficaces que les leurres durs. En lac, il m’est arrivé quelques fois de constater leur supériorité, mais ce n’est pas non plus criant. A vous d’essayer et de voir ce que vous avez comme résultats. Il est conseillé d’ajouter un petit triple sur le leurre, sans quoi vous risquez de rater bon nombre de poissons avec une simple tête plombée. L’attaque de la truite est bien plus subtile que celle d’un brochet ou d’un black-bass.



Cette truite prise en grande rivière calcaire ne peut être considérée comme un trophée



Attention, les grosses truites prennent aussi des petits leurres parfois : AR-FS Minnow.
Les poissons présentés ici en photos ont été remis à l'eau sans exception. Ce geste est d'une logique implacable pour moi : il faut préserver ces poissons exceptionnels.
 
Truite islandaise capturée au D-Contact 85 sur la Dragonbait Trout 8'3 en 4 brins
 






Remise à l'eau d'une truite arc-en-ciel trophée

On peut déplorer que la règlementation ne les protège pas plus dans notre pays, notamment dans le Sud. Serait-il si compliqué de mettre en place une maille inversée où tous les poissons de plus de 45 cm seraient remis à l'eau par exemple ? Ils constituent en plus les meilleurs vecteurs de transmission des gênes des souches locales souvent dégénérées par des alevinages d''origine douteuse. Ces poissons, les meilleurs reproducteurs permettraient en outre d'utiliser les finances des AAPPMA à protéger les milieux aquatiques, ce serait bien plus efficace et sensé que de repeupler les rivières avec des truites de "bassine" affreuses et autres alevins qui dévaleront à la première crue. Une truite naît, se nourrit, grandit et meurt dans sa rivière, pas dans un bassin de pisculture. Comment peut-on gérer des cours d'eau sans comprendre ça ? En étant si éloigné des choses de la nature ? Sans voir le gâchis engendré depuis des décennies par ces pratiques absurdes ? On peut toujours rêver mais je ne pense pas que les choses changent avant des lustres.
Superbe truite lacustre prise au D-Contact 63
 
 
 
 Je vous souhaite de prendre beaucoup de plaisir au bord de l'eau dans cette traque sans fin, qui amène à se demander si ce n'est pas autre chose que l'on recherche à travers cette pêche ; peut-être ce lien étroit à la nature dont nos vies civilisées nous éloignent un peu plus chaque jour.
 
D-Contact 85 "Vairon" et Dragonbait Trout 8'3 en 4 brins : l'équipement idéal pour s'attaquer aux truites trophées
 
 

16/05/2014

Présentation de Batiste MONNET




 

Je me présente, Batiste MONNET, mais tout le monde m’appelle "BALOU" !
Je suis né à Ambérieu -en-bugey, et je réside à 10km de cette ville, au bord de la belle rivière d’Ain.

J’ai la chance d’habiter dans le département de l’Ain, car j’ai des coins de rêves tout autour de chez moi : Basse et haute rivière d’Ain bien sûr, mais aussi le Rhône, la Saône, le lac du Bourget, l’Albarine, etc. En résumé, suivant le poisson recherché, je peux pêcher du 1er Janvier au 31 Décembre !!

C’est mon grand-père paternel qui m’a initié à la pêche dès mon plus jeune âge. Je me souviens des Dimanches passés sur sa vieille barque en bois, à pêcher carpes, tanches, et autres brochets sur une lône de la rivière d’Ain au milieu des nénuphars. J’ai eu droit aussi aux safaris truite à pêcher des arcs de bassine …

Mais c’est des années plus tard, un peu par hasard, que je me suis mis à pêcher aux leurres.
En fait avec Tibo il y a eu la période « carpiste » où l’on partait des week-ends entier pêcher communes, miroirs, amours et autres esturgeons. Et on avait trouvé à côté de chez nous un petit étang d’à peine 2ha où l’on pêchait les carpes à « l’anglaise » : toucher des poissons de 6-7kgs voir plus sur du 18% ça c’était bon  ;-)

Et cet étang était apparemment « infesté » de sandre, mais on en avait jamais vu la queue d’un ! Alors on s’est mis à les pêcher, d’abord au vif et poisson mort, et après en avoir touché quelque uns je me suis mis en tête que j’en prendrais un au leurre … Pourquoi les autres y arriveraient et pas moi ??!! 

 Et c’est de là qu’a commencé ma période « pêche aux leurres » … 
Mon beau-père me voyant réaliser de belles prises dans ma « flaque », il me mit au défi de faire pareil sur le Rhône. Voilà comment je me suis retrouvé à pêcher le carnassier en barque, d’abord au mort-manié, puis exclusivement aux leurres. Bien entendu c’était beaucoup plus difficile de toucher du poisson, mais tellement plus intéressant !! Forcement j’y ai pris goût, alors j’ai cassé ma tirelire et je me suis offert un bateau pour pouvoir y aller encore plus souvent  MDR


Voulant encore apprendre et progresser dans la pêche aux leurres, on s’inscrit avec Tibo au Défi Predators EST en Septembre 2012 … et depuis on n’a pas loupé une date ! L’ambiance y est conviviale, et surtout il y a beaucoup d’échange entre les compétiteurs, et ça c’est super pour s’instruire !


 Puis vint le moment de me dire que pour évoluer encore, il fallait que je modernise mon matériel … Et c’est là que je me suis souvenu d’Olivier MEURANT et de son 4x4 « SMITH » que j’entretenais au garage de mon village, à l’époque où j’étais encore mécano auto. J’ai donc passé la porte de SMITH MARRYAT Europe situé à quelques kilomètres de chez moi, j’y ai rencontré Olivier, et me voilà partenaire SMITH Europe depuis 2013 !

Je suis très heureux de faire partie de cette équipe de passionné, et d’utiliser du matériel dont les qualités ne sont plus à démontrer.


Au plaisir de se rencontrer au bord, ou sur l’eau  ;-)
BALOU