21/08/2013

Rivières de l'Ouest américain Saison 2 Episode 3

Par Laurent Renard


Fin de combat avec une superbe truite fario sur la Troutin'Spin Multiyouse 80 M
 Nous faisons un petit détour par l'Oregon, afin de découvrir Crater Lake, qui occupe entièrement une caldeira après un tremblement de terre survenu il y a un peu moins de 8000 ans. Il lui aura fallu quand même quelques siècles pour se remplir !!! En effet, il est seulement alimenté par l'eau de fonte des neiges au printemps et les pluies durant l'été et l'automne. Aucune rivière ne l'alimente et c'est le lac le plus profond des Etats-Unis, la profondeur maximale atteignant 593 m. Il ne faisait sans doute pas bon traîner dans le coin il y a 8000 ans !


Crater Lake, peuplé de truites arcs-en-ciel et de kokanees


Lichen recouvrant les branches de certains pins

Le lac est peuplé de truites arcs-en-ciel et de saumons "enfermés" qui étaient des sockeyes à l'origine. Ce saumon appelé kokanee qui a été introduit ici, ne mesure guère plus de 20 cm en moyenne.  A l'origine, on en trouve sur des rivières où des évènements géologiques (tremblement de terre ou glissement de terrain) leur ont empêché de regagner la mer. Leurs descendants ne vivent plus qu'en eau douce où ils ont réussi à perpétuer l'espèce sans dévaler en mer. Leur cycle migratoire a lieu d'un lac à un cours d'eau ou parfois a carrément disparu comme ici. L'absence de sédiments leur permet de frayer dans les graviers de Crater Lake sans que la viabilité des oeufs fécondés ne soit menacée. La qualité de l'eau très suivie par les scientifiques du parc national y est aussi sans doute pour quelque chose.

Un spécimen de kokanee pris au D-Contact 63
Nous remontons peu à peu vers le nord, en traversant un petit morceau d'Idaho, puis le Montana, "land of the big sky".
Sur une sping creek...
Un beau bécard pris sous la végétation rivulaire avec un Jade MD SP

Le Jade MD, une valeur sûre
 Nous croisons plusieurs "spring creeks" lors de la traversée du Montana. Ces rivières de résurgence aux eaux très claires demandent une approche très discrète, les poissons vous repérant de loin. Notre stratégie a consisté à pêcher vers l'aval, en descendant la rivière. Les bénéfices étaient innombrables dans cette manière d'aborder la pêche : les poissons n'y étaient pas du tout habitués (énorme avantage !), on pouvait faire de longues pauses ou plusieurs passages sans relancer devant les sous-berges (ce qui est impossible à faire en pêchant amont), la nage des leurres prenant appui sur le courant au lieu de le subir n'en était que meilleure !

Truite prise sous une berge au Cherry Blood
Remise à l'eau
La pêche en lac nous a aussi offert quelques bons moments avec ces arcs-en-ciel aux robes ternes, mais combattantes hors-pair :



En bateau au Cherry Blood LLS...

En canoë au Cherry Blood...
Et même en pédalo !!!
En remontant toujours vers le nord, nous arrivons à Glacier National Park, ultime étape du voyage.


Mousse au bord de l'eau


Sherburne Lake autour duquel les grizzlies sont très présents.

Les huckleberries sont bonnes cette année ?
Hidden Lake

Mountain goats, bien armées pour l'hiver mais bien visibles des ours et autres cougars en été !
Le temps consacré à la pêche fut très limité, tant il y avait d'animaux et de paysages merveilleux à voir... Désolé ! J'ai dû consacrer en tout et pour tout 1 ou 2 heures à traquer les poissons du parc durant les six jours où nous y sommes restés.


La pêche prend ici une autre dimension !

Saumon de fontaine de Josephine Lake

Vue de St Mary Lake situé au bord de "Go to the sun road" qui traverse le parc d'ouest en est comme son nom l'indique.
Ainsi s'achève ce périple où la beauté des lieux rencontrés ne donne pas seulement l'envie de repartir très vite, mais aussi celle de partager ces moments magiques ! En espérant modestement avoir pu un tant soit peu partager ces émotions avec vous.

Deux frères batifolant dans l'eau, Sherburne Lake été 2012


19/08/2013

Maigre au Super Surger dans les Baïnes



Par Julien Bru



Le rendez-vous  est pris avec Peyo pour notre traditionnelle semaine de vacances dans les Landes en compagnie de nos femmes. Au programme plage, sieste et barbecue et une ou deux sessions dans les baïnes en fonction des conditions.



Passage au comptoir de la mer de Capbreton pour  obtenir quelques informations, les nouvelles ne sont pas très bonnes, quelques louvines mais pêche très difficile, situation classique cette année…

Tendance confirmée par notre « local » Philippe qui touche quelques louvines au lancer ramener et de jolis Sars et Daurades de nuit en surfcasting.

Nous partons pêcher en ce dimanche matin vers 6h00, l’océan est calme le soleil se lève, nous terminons nos montages, Métal Forcast 40 gr coloris 03 pour peyo et Super Surger 32 gr coloris 04 pour moi.

Super Suger # 04
 

Metal forcast # 03

Pour rajouter un peu de piment, je me suis cassé un orteil, la classe…


 Après quelques lancers, Peyo touche un bar moucheté d’une trentaine de centimètres suivis de trois autres tous calibrés.



De mon côté, deux bars mouchetés se laissent séduire, mais toujours aucunes louvines…

Peyo décide de partir à 200 mètres plus au Nord vers une Baïne assez profonde qui recèle toujours quelques jolis poissons.

J’insiste sur la même zone quand vers 8h00 je prends un arrêt net dans ma Dragonbait Seabass 100H, suivi de lourds coups de tête et d’un rush interminable, j’hallucine en me demandant quel est mon adversaire du jour…

Le poisson s’arrête à une centaine de mètres du bord, toujours aussi déterminé à me fausser compagnie, il alterne rapides déplacements parallèles le long de la plage et coups de têtes puissants, je commence le combat pour  gagner quelques mètres, sanctionné directement par un autre rush et  ainsi de suite pendant une bonne dizaine de minutes qui me paraissent interminables.

Peyo a repéré le petit manège et arrive en courant, il me demande si j’ai vu mon adversaire, je lui réponds que je n’arrive pas à le ramener à moins de 50 mètres du bord. Il est convaincu que c’est un joli maigre.

La canne est pliée en deux et encaisse les rushs et les coups de têtes qui ne faiblissent pas et j’en arrive à me demander si je verrai ce magnifique combattant.

Après un bon quart d’heure d’une lutte âpre et incertaine, mon fluorocarbonne en 38 centièmes est à la limite de la rupture quand le poisson se présente à une vingtaine de mètres de nous dans les vagues avec le ressac qui exerce une forte pression sur la ligne. 

Mon collègue repère une série de vagues un peu plus fortes et je décide de profiter de ce mouvement pour ramener ce joli poisson, Peyo entre dans l’eau et s’aide de la troisième vague pour échouer ce magnifique maigre sur la plage, on est comme des fous devant ce superbe poisson aux couleurs argentées aux reflets roses.



Désolé pour tous ces superlatifs mais ça n’arrive pas tous les jours !!! oublié l’orteil cassé

Photos et mesure, le maigre affiche des mensurations de 108 cm pour environ une douzaine de kilos.



Merci Peyo pour ton aide et à très bientôt dans les Baïnes.


 

06/08/2013

Rivières de l'Ouest américain Saison 2 Episode 2



Remise à l'eau d'une truite estimée à 3 kg et capturée à la mouche
 Après avoir quitter Grand Teton National Park, nous voici dans l'Utah et l'Idaho où les rivières à truites s'écoulent souvent au milieu de paysages quasiment désertiques. C'est assez étonnant.



La beauté des paysages de Grand Teton
 Les rivières que nous croisons seront de tailles différentes : une vingtaine de mètres de large pour la Provo dans l'Utah, jusqu'à une centaine pour la Henry's Fork dans l'Idaho.


Un élan croisé près de Jackson Hole dans le parc national de Grand Teton


La Henry's Fork s'écoule paisiblement dans le secteur de Harriman's Park, dont le parcours le plus connu est "The ranch".


La partie basse de la Henry's Fork où l'on peut pêcher aux leurres recèle de grosses farios.


Mise à l'épuisette d'une fario sur la Henry's Fork
Le secteur de Harriman's Park est réservé à la pêche à la mouche. Il ne se prête pas bien à la pêche aux leurres de toute manière. La partie intermédiaire de la rivière, beaucoup moins courue, est bien plus conseillée pour pêcher aux leurres. Elle recèle des arcs-en-ciel en grand nombre et quelques très grosses farios, tandis que la partie aval ne compte que des farios pouvant aller de 300 g à plusieurs kilogrammes. Elle est particulièrement bien peuplée, et l'on a parfois l'impression que ces truites sont en abondance quand elles ont le nez dehors !



Le DD Panish 80 est parfait pour pêcher les grosses browns de la rivière Henry's Fork


AR-HD Minnow à utiliser dans les zones courantes peu profondes.



D-Incite 53
Mon ami Michaël venu me rejoindre s'en donne à coeur joie dès son arrivée en Idaho.

Des poissons d'une taille moyenne autour de 45 cm.
La taille moyenne des truites rencontrées est très élevée ici, en général au-delà de 40 cm. Vous comprendrez de suite que la législation en place n'est pas la même qu'en France. En général, c'est une truite par jour qui peut être prélevée et quand il y a des mailles elles permettent de protéger les gros poissons qui sont les meilleurs géniteurs. Les truites trophées (au-delà de 60 cm) ne sont pas forcément très nombreuses par contre, mais la densité de poissons parait par moment phénoménale pour un pêcheur français.




De très belles robes !




Silver Creek, une rivière de résurgence très connue de l'Idaho

Rencontre au bord de l'eau

Encore une victime du D-Incite 53


En remonant les gorges d'une petite rivière...

Pour changer un peu, un black à petite bouche pris au D-Incite 44 dans un petit étang



Et une note humoristique pour finir...