13/12/2012

La PADDLIST vue par un pêcheur en float-tube.


Voici le récit envoyé par Emmanuel qui nous fait part de ses impressions avec la canne SMITH PADDLIST.
Si, comme Emmanuel, vous souhaitez nous faire partager vos expériences, écrivez nous à l'adresse suivante : blog.smithpro@gmail.com.


  "Tout d’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite remercier Alban pour m’avoir fait découvrir toutes les subtilités de la pêche du brochet aux leurres à Gasfele et également pour ses précieux conseils dispensés par mail qui m’ont aidé à m’orienter dans mes choix de matériel.
C’est justement de matériel dont je souhaite parler aujourd’hui et plus particulièrement de  la PADDLIST. Je posterai sous peu un  report sur une autre canne que m’a conseillé Alban et que je ne quitte plus désormais dans mon float,  la KOZ expedition 510.

  La Paddlist est comme son nom l’indique prévue pour le kayak, or du kayak au float tube il n’y a qu’un pas que j’ai allègrement franchis. En quelques sessions elle est devenue LA canne incontournable pour moi en float tube équipée d’un Daïwa Certate Hyper Custom 2500 et d’une tresse YGK en PE 1.5.  Esthétiquement déjà, cette canne est très belle : la poignée liège en deux parties est superbe, les ligatures très soignées et la couleur bleu du plus bel effet. Côté pratique elle dispose d’un anneau au talon qui permet de sécuriser la canne sur le float tube, ce qui est loin d’être inutile.


Montée avec un moulinet en taille 2500 (Daïwa) on obtient un ensemble très bien équilibré, avec un talon juste à la bonne longueur et une longueur de  canne bien adaptée notamment lorsqu’il faut travailler canne haute pour passer au dessus d’obstacles ou d’herbiers.
 L’action de la canne est remarquable : elle est assez souple en pointe mais dispose d’une réserve de puissance surprenante sur le dernier tiers. Sceptique au départ j’ai rapidement trouvé beaucoup d’avantage car cela permet de très bien travailler les poissons sans les dépiquer  et de les amener facilement au float. La longueur de la canne ne m’a d’ailleurs jamais gêné.

  Plutôt que de long discours sur cette canne je vais plutôt continuer en vous relatant une des mes sorties du mois d’octobre sur un lac de la région lyonnaise.

  Dimanche matin, 11h, j’arrive au bord du lac. Je n’avais pas forcément prévu d’arriver si tard mais encore une fois  la loi de Murphy se trouva vérifiée : un départ en deux se  combinera à une course de vélo bloquant la quasi totalité des routes pour  entamer ma patience matinale et mon temps de pêche.
 Déjà des bateaux qui reviennent au port. Vite, gonfler le float… satanée valve qui ne veux pas rester à sa place.. redégonfler le float.. remettre la valve en place.. regonfler le float. Ouf, me voilà donc prêt à pêcher. Le soleil perce par intermittence entre les nuages, un léger vent anime la surface du lac, les premiers coups de palme me font oublier mes déboires du matin.
 Comme d’habitude, je décide de commencer en powerfishing avec la PADDLIST et un shad à palette. Je la trouve finalement très à son aise dans cet exercice car elle permet d’atténuer un peu les vibrations du leurres et sa flexibilité permet de laisser un laps de temps au poisson pour engamer le leurre, un peu à l’image d’une canne fibre, le feeling en plus !
 Ma première demi-heure de pêche s’avère calme, je me décide à peigner une zone un peu plus profonde tapissée d’herbier au large de bateaux ancrés. Une violente attaque vient plier ma canne et valider mon choix. Comme prévu, le premier tiers, voir dans ce cas la première moitié de la canne a ployée sous le coup de l’attaque mais la réserve de puissance est encore là pour assurer le ferrage.
 Le poisson se montre finalement assez coopératif et se laisse amener près du float. Je l’aperçois dans l’eau transparente presque au niveau de mes palmes. Surprise ! il est loin d’être petit. Comme si ce bref face à face lui avait fait prendre conscience de l’urgence de la situation, le voilà qui commence à donner des coups de tête, puis qui enchaîne sur un rush qui fait crisser le frein, heureusement bien réglé. Deux rushs plus tard, le voilà prêt  à être saisi. Une bonne occasion pour moi de tester le gant Lindy, j’espère qu’il est efficace. Hop, la main dans la gueule, les dents ne traverse pas, merci les nouvelles technologies !
 Verdict : 98cm, il est par contre très maigre. J’espère que cette malencontreuse rencontre ne lui coupera pas l’appétit.





  Sous une alternance de nuage et de soleil les touches vont s’enchainer. Dans l’heure qui suivra 3 poissons rejoindront le float tube (45, 60 et 65cm respectivement) et deux autres seront dépiqués. Et vous savez ce qui est sympas, justement avec cette PADDLIST, et bien c’est que sur des poissons de taille modeste on se fait également très plaisir. C’est important pour  moi car finalement, des poissons du mètre on n’en touche pas non plus tous les jours.
 Les touches se faisant plus rare, j’essaye  sans succès un spinner et un crank. Pour les adeptes du crank justement, je trouve cette canne très appropriée. A titre personnel, je lance les cranks plus loin en spinning et l’action de la canne convient à merveille à ce type de leurre.
 Retour donc au shad à palette, et une belle touche vient me confirmer que je n’aurai pas du changer de leurre !
C’est un brochet de 85 cm très combatif qui me gratifie d’une belle chandelle et de beaux coups de têtes. Encore une fois j’apprécie l’action de la canne qui permet d’encaisser tout cela tout en bridant le poisson.




  Un autre poisson plus petit d’environ 50cm se laissera tenter par mon shad couleur perche. Il est 14h et le ciel s’assombris. Les touches se sont arrêtées. Convaincu que le shad à palette est le leurre du jour, je décide de persévérer mais dans un autre coloris plus agressif : fire tiger.
 Quelques lancers plus tard, à quelques metres du float, mon leurre se fait intercepter plein travers mais le poisson ne se pique pas. La touche était violente, c’est probablement un beau poisson. Je relance immédiatement dans la même zone et m’appliquant à faire passer mon leurre juste au dessus d’un herbier dense.
 Premier coup de gueule, encore manqué ! je ralentis le leurre en espérant que le poisson suive encore et je prends une violente décharge dans le bras. Cette fois il est pendu ! Ce doit être un beau spécimen car il est très puissant et me prends du fil à plusieurs reprises. Lorsque je l’amène près de moi, je suis presque surpris de constater qu’il ne dépasse pas le mètre. Loin de s’en laisser compter, le brochet sonde sous mes pieds au beau milieu d’un herbier noyé sous 2 mètre d’eau. La PADDLIST est pliée en deux, la tresse grince dans les anneaux mais le poisson est stoppé dans sa course folle au travers de l’herbier. En maintenant une tension continue, je parviens doucement mais surement à l’extraire de ce mur végétal et c’est un beau spécimen de 90cm tout en muscle qui rend les armes.



  Heureux comme un gamin, je savoure ce dernier succès et me décide à rentrer. 7 poissons en 2 heures et demi de pêche, je signe immédiatement pour renouveler cela à chaque sortie. Suite au prochain report, avec cette fois ci mes premières impressions très prometteuses sur la KOZ Expedition 510.

Emmanuel.