28/11/2011

KGS 68 contre Aïmaras !

                                              
                          L’AIMARA : LES DENTS DU FLEUVE


Mon ami Jean yves qui a pas mal voyagé ne faisait  que de m’en parler....
Cette année, avec Georges un autre de mes amis, nous l’avons accompagné.
Nous avons passé huit jours extraordinaires et vécus des moments magiques dans un environnement exceptionnel !
Tout d’abord je voudrais remercier nos deux guides locaux : Dominique et François, deux frères qui habitent à Cacao depuis 1989 date à laquelle leur parents s’y sont installés.
Nés en métropole successivement à Castre et à Carcassonne, nos deux frangins passionnés de pêche depuis leur enfance sont installés comme guides de pêche depuis 2006.
Le fleuve Sinnamary, ils le connaissent comme leur poche, ce qui m’a touché en ces deux garçons, sans parler de leurs compétences,c’est surtout leur gentillesse, leur dévouement et leur volonté de vouloir toujours bien faire. 


Nous sommes à la mise à l’eau au barrage du petit saut.
Il nous faudra trois heures et demi de navigation dans un cadre de toute beauté pour arriver au carbet flottant situé quatre vingt kilomètres en amont.


Les deux premiers jours, nous restons sur le bas du fleuve. Les poissons ne se sont pas fait attendre en répondant plutôt en surface sur nos poppers.

Nous prendrons une dizaine d’aïmaras et en décrocherons autant !
Le premier poisson que j’ai touché pesait six kilos. Il est venu engamer mon leurre sans ménagement, dans une explosion spectaculaire à deux mètres de la pirogue en m’arrachant presque des mains ma KGS 70 ! ( Un broch dopé à mort à côté, c’est de la  gnognote ! )



Les quatre prochains jours seront les plus beaux de notre séjour. Deux barques seront nécessaires pour remonter le Sinnamary sur plus de soixante kilomètres, passer plusieurs sauts ( barrages naturels formés de courants et cascades ) dont deux d’entre eux en tirant  les bateaux par la berges et par dessus les rocher, et  décharger puis recharger ensuite tout le matériel ( nourriture, eau, essence etc. )
Nous avons  effectué une dérive de quatre jours et bivouaqué trois nuits sur les bords du fleuve ou nous y avons aperçu des aras et toucans aux couleurs magnifiques, des papillons de toute sorte, des tapirs, des capibaras (plus gros rongeurs au monde ) ainsi qu’un caïman posté à l’affût.
Notre réveil du matin était les cris des singes hurleurs qui résonnés à des kilomètres accompagnés de chants d’oiseaux plus perçants les uns que les autres. Bref un pur bonheur !
Au niveau pêche, par moment c’était dément, nous avons eu des instants de frénésies ou les aïmaras se jetaient sur tout ce qui bougé.
Georges sortira deux beaux fishs de dix et onze kilos et décrochera un « train » au bout de trois minutes sur un rush digne d’un tgv !
Jean Yves égal à lui même aura la palme du plus gros poisson, avec un superbe aïmara de quatorze kilos six cent !



 Moi aussi toujours égal à moi-même, j’ai eu droit à trois casses : La première c’est la tresse sur un tronc, la deuxième, mon agrafe ouverte comme une aiguille à coudre, mais la plus belle c’est lorsqu’un gros, gros, gros aïmara m’a cisaillé mon bas de ligne en acier de quarante kilos ! ( Un truc de fou !! )
Je me suis qu’en même rattrapé en sortant un magnifique poisson de treize kilos que mon Buster Jerk est allé chercher tout au fond d’une petite crique.


Les deux derniers jours nous les avons passé à proximité du carbet ou ce quatre étoiles en pleine forêt tropicale nous à permis de récupérer un peu, (je serais bien resté une paire de jours de plus sur le haut Sinnamary ! ) et en avons profité de pêcher l’Acoupa ,( autre carnassier du fleuve ) en verticale aux leurres souples.


Magnifiques souvenirs donc de ce séjour, qui grâce à Dominique et François Thor à était une véritable réussite.

Si mon petit CR vous donne envi de « taquiner » l’Aïmara, n’hésitez pas à  les contacter, vous ne serez pas déçu !

Contact :
GUYANE AMAZONIE PECHE
Dominique Thor
Tel  Fax : 05 94 28 06 61
Mobile :  06 94 42 22 46

                                                              Jean Luc PEREA