31/12/2019

Casting VS Spinning


Par Tondeur Olivier
SmithMarryatEurope

Casting VS Spinning


Aujourd'hui on va faire le comparatif entre deux techniques de pêches avec des cannes de mêmes factures de la série BeStiky
La BST HM 55 ULC
La BST HM 56L

Pour rappel, le HM cela veut dire Hiro Motoyama
En mode Casting

En mode Spinning

BST HM 56L :
172cm pour une puissance de 2-8gr avec une utilisation de ligne comprise entre 2-6Lbs. J'ai monté dessus un moulinet de taille 2000S (bobine shallow petite contenance) sur lequel vient se greffer la toute nouvelle tresse Gosen 8x. Avec un diamètre constant compris entre 0.55 et 0.56 pour une puissance de 14Lbs. On lance aussi loin qu'avec un nylon de 13 centièmes. En bas de ligne j'utilise du shock leader fluorocarbone en 2.5Lbs ou 3Lbs sur une longueur équivalente à 2 brasses, soit environ 3.5 mètres. Il peut vous sembler que mon bas de ligne soit un peu trop long, mais la discrétion est toujours gage de réussite.
Top maniement pour le D-contact 50.
Sans agraphe pour une meilleure animation.
Fabuleuse pour les lancers à partir de 2,1gr

Tresse Gosen 8x.

Elle possède pour moi l'une des actions parfaite pour les animations des leurres de type contact 50D-Incite et bien d'autres leurres à twitcher. Vous pourrez bientôt découvrir la vidéo didactique sur le maniement de ce type de leurres.


BST HM 55ULC
168cm pour une puissance de 1-7gr avec une utilisation de ligne comprise entre 2-6Lbs. J'ai monté dessus le fameux SSair avec un nylon de 13 centièmes. Pour l'instant je n'utilise pas de tresse (conseillée 0,3PE) car j'ai l'impression que mon noeud de raccord de bas de ligne va engendrer des perruques. Elle performe (pour moi) avec des leurres à partir de 2,5g, ce qui ne m'empêche pas de lancer du Luna TR SP avec beaucoup moins de précision, ce qui est normal vu mon faible niveau dans cette technique.

Le duo de précision.

Résistance de canne assurée.

Plie mais ne rompt pas.

Les + du Spinning :

  • Grand choix de gamme à tous les prix pour acquérir de bonnes performances de lancers.
  • Utilisation facile de la tresse ou du nylon.
  • Choix multiples de techniques de lancers (coup droit, revers, sous la canne...).
  • Adaptation facile à tous les leurres (pas besoin de réglages).
  • Aussi à l'aise du bord qu'en wading.
Les + du Casting :
  • Légèreté et équilibre remarquable.
  • Précision redoutable.
  • Mise en action rapide du leurre (à cause du leurre collé à l'anneau de tête).
  • Rapidité des lancers.


Les - du Spinning :
  • Manque de précision (les leurres dans les arbres).
  • Lourdeur du matériel.
Les - du Casting :
  • Tarif très élevé pour du matériel de qualité.
  • Difficile de pêcher de la berge encombrée.
  • La moindre faute de lancer et c'est une sanction immédiate.

En conclusion, seul votre budget et votre envie de découvrir une autre technique vous fera basculer du côté du casting. Pour ma part j'utilise les deux sans difficulté majeur mais j'apprécie l'utilisation du casting lorsque je pêche en wading pour sa légèreté, sa maniabilité et sa précision remarquable pour les lancers sous les branches.
Un conseil...essayez avant de juger !

A la découverte du Cristivomer

En haute Tarentaise !


Cela faisait plusieurs années qu’avec Thibault nous voulions retourner pêcher en haute montagne avec notre ami Guy.

Notre cahier des charges était simple : Cristivomer et être seul au monde.
OK les petits gars nous dit Guy, alors ce sera le lac Verdet en haute Tarentaise !

Les mois passèrent, et la sortie de pêche fût calée ce week-end du 4 Août. Vu le temps de trajet pour atteindre le lac, qui est à 2445m, nous partirons sur 2 jours.

Ascension en 3 actes

Après 3h de route depuis notre Bugey, nous voici arrivés au parking, sur les hauteurs de St Foy en Tarentaise. Un dernier briefing avant de partir pour minimum 3h de marche, et nous décidons au dernier moment de ne pas emmener de tente histoire de nous alléger un peu. Avec environ 20kgs dans le dos, éviter de rajouter encore 4kgs n’est pas négligeable … On passera donc une nuit à la belle étoile.



1er acte

Nous laissons donc la voiture avec les toiles de tente à l’intérieur ( j’en avais pris 2, au cas où … ) et attaquons la marche, pour atteindre dans un 1er temps le hameau du Monal. D’entrée de jeu ça grimpe déjà fort, ce qui nous met immédiatement «  à température ». Mais ce n’est rien à comparer de ce qu’il nous attend … Nous prenons le temps de s’arrêter 5mn de temps en temps pour admirer le paysage magnifique, et atteignons le petit village au bout d’1h.




2ème acte

Après s’être rafraîchi à une fontaine et acheté 1kgs de fromage de chèvre au producteur local, nous quittons le Monal et attaquons le 2ème partie de l’ascension pour atteindre cette fois le hameau du Clou. La 1ère partie se fait à l’ombre des Mélèzes, et heureusement car notre température corporelle monte encore d’1 cran … Les pauses se font plus fréquentes, mais nous arrivons tranquillement au hameau abandonné. Là le paysage, plutôt minéral, est grandiose. 




3ème acte

Nous nous arrêtons auprès d’une froidière pour recharger les batteries. Cela fait déjà 2h30 que nous marchons, nous avons fait environ 2/3 du trajet, et à la vue du paysage le plus dur reste à venir … Après avoir mangé quelques dattes et autres gâteaux sucrés, nous reprenons l’ascension. Le sentier est maintenant franchement raide et physique, et encore plus quand on a 20kgs dans le dos … Je m’arrête régulièrement pour observer des marmottes, mais aussi surtout pour récupérer ! Le petit plateau du lac du Clou nous permet de souffler un peu. Puis une longue transversale ascendante nous mène aux pierriers, qui entourent une cascade servant de déversoir au lac Verdet. Là l’effort est intense, cela fait plus de 3h que l’on marche, et la pente est franchement prononcée. Mes genoux me brûlent, et je me demande même si je ne vais pas faire demi-tour … Avec Guy nous faisons une pause tous les dix mètres, Tibo est un peu plus loin devant. Après 1000m de dénivelé, et plusieurs « derniers efforts », nous atteignons enfin le lac. On peu dire qu’il se mérite !


Seuls au monde


Tibo, qui est arrivé bien 20mn avant nous, est tout excité. Il a déjà pris 2 Cristivomers ! Avec Guy nous nous asseyons, et récupérons un peu de notre effort intense. Même au mois d’Août, quelques névés bordent le lac. L’eau est si cristalline que l’on peut voir les poissons rôder à quelques mètres du bord, jusqu’à environ 5m de profondeur ! Mis à part le passage de 2 randonneuses qui ont pris en photo une des prises de Tibo ( et goûté le fromage de Guy ) , il n’y à que nous 3. 




Je monte ma NX4 Medium versatile, qui en 3 brins a été bien plus facile a transporter, surtout sur le sentier au milieu des Mélèzes … Pendant ce temps "Tibo" enchaîne les poissons. Il utilise la NX4 MH Tactical.
Ne pouvant emporter qu’une seule canne chacun, avec leurs puissances de 7/28 grs pour l’une et 10/30 grs pour l’autre, cela nous permet de pouvoir pêcher avec un leurre souple de 3’’ en 10grs jusqu’à un D-Contact 85 de 15g.
L’eau du lac est froide, cristalline, et le temps ensoleillé. "Tibo" a choisi de commencer à pêcher avec des petits shad coloris naturel . Le choix a été bon et les prises défilent depuis notre arrivée. Je monte donc un shad bleu sur une tête plombée de 10grs, et je prends mon 1er Cristivomer au 3ème lancer.

Ces poissons sont assez voraces, et ce leurre étant efficace mais assez fragile mon stock dans ce coloris baisse à vue d’œil … Je décide de changer la couleur tout en restant sur ce modèle, mais là plus rien. Le vert et le jaune ne prennent pas. Pour économiser mes derniers leurres bleus, je décide de passer au Pig shad 15 bleu (Réf 100) pour tenter de décider un poisson plus gros. Mais là encore, aucune touche. Tailles et couleurs sont déterminantes. Je remonte donc 1 de mes derniers Vivid bleu, et automatiquement les touches et prises sont de retour.



Il est 20h, nous avons passé toute la fin d’après-midi à pêcher. Guy aura fait quelques Cristi à la mouche, "Tibo" et moi aurons touché une trentaine de poissons. Le soleil se couche rapidement à cette altitude, et malgré le fait d’être début Août il fait de plus en plus froid … Guy est déjà couché dans son duvet, il essaye de se réchauffer.

Nous nous cassons une petite croûte avant de faire de même. Mes chaussettes en laine, bonnet et gants polaires ne seront pas de trop, malgré mon duvet annoncé pour -10°C. N’oublions pas que la tente Quechua est restée dans la voiture … Ce sera donc une nuit à la belle étoile, a cappella !

Au petit matin le réveil est rude. Le givre sur nos sacs à dos nous confirme que la nuit fût fraîche … "Tibo" est déjà parti lancer du leurre, alors que Guy et moi attendons dans nos duvets que les rayons du soleil viennent nous réchauffer. Emmitouflé et n’ayant que le nez dépassant de son sac de couchage, il m’avoue : « Je savais que j’allais me les peler, mais je ne pensais pas à ce point ! ... »



Un troupeau de mouton nous rejoint en même temps que le soleil se lève derrière les montagnes. Nous nous réchauffons enfin. Après un petit déjeuner spartiate, nous partons tous les 3 rejoindre les Cristi.
Plus le soleil monte dans le ciel plus les touches augmentent. Après quelques poissons au shad bleu qui a bien marché la veille, avec "Tibo" nous décidons de passer aux leurres durs, pour pêcher plus profond et essayer de tenter un poisson plus gros.
Grâce à l’eau cristalline, nous pouvons par moment pêcher « à vue ». Ce qui nous permet de gagner du temps et sélectionner plus rapidement les leurres preneurs : D-Incite, aucuns suivis, rien. D-Direct, quelques suivis et 1 poisson. D-Contact 85 (Réf 08 et 35), moins de suivis mais plus de touches franches. Et les poissons se montrent coopératifs. Malheureusement aucuns gros Cristi ne viendra nous rendre visite. 








Mais il est déjà midi, la matinée est passée bien trop vite. Nous aurons eût encore la chance de voir une quinzaine de poissons. Le temps pour nous de casser une dernière croûte, avant de redescendre dans la vallée. Les Vivid n’étant plus disponible, pour la prochaine sortie en haute montagne notre choix se portera sur les Flash-J Shad en 2’’ et 3’’. Le coloris 04 devrait faire un malheur … Et le RDV avec Guy est déjà pris pour l’année prochaine, avec cette fois si possible des Cristivomers plus gros …



BALOU de Gévrieux

20/12/2019

Truite : une saison 2019 en rivière

Par Laurent Renard
Le D-Incite 64 en action sur un petit coup d'eau avec une eau teintée : pas la plus grosse (64 cm), mais certainement la plus belle de la saison ! Elle a de ces yeux...

Ce bécard est bien reparti, le D-Incite 64 avait été équipé d'assist hook distribués sur truiteetombre.com par Olivier Tondeur

La saison 2019 a été très particulière sur les rivières que je fréquente.
Les niveaux d’eau sont restés très bas durant la période d’ouverture, puis la majeure partie du printemps.
Le D-Concept est précieux quand les conditions sont difficiles.

Dans ces conditions, il a fallu affiner la technique, et j’ai dû utiliser des leurres que je réserve habituellement à l’étiage estival. Il a fallu aussi affiner les bas de ligne du coup, et pêcher plus fin afin de permettre à ces petits leurres de s’exprimer pleinement. Un bas de ligne trop grossier les bridant dans leur nage. 

L' AR-FS Minnow 48S est très efficace quand les niveaux sont bas.
 
Le début de saison avec des eaux froides mais basses fut très difficile. La matinée de l’ouverture, je ne capturerai que 5 truites sur la rivière de mon enfance. Je pense que c’est mon pire score depuis… 1982 sur ce cours d’eau languedocien un jour d’ouverture. Il faut dire que cette rivière n’est plus que l'ombre de ce qu’elle était à l’époque, mais quand même !

AR-HD Minnow : parfait pour pêcher les petits courants peu profonds !
  Ceci dit, paradoxalement, ce fut sans doute une de mes matinées les plus agréables sur ce cours d’eau un jour d’ouverture que j'ai pu vivre : je n’y croiserai qu’un seul pêcheur en fin de matinée. Le bonheur ! Pourvoir pêcher lentement, exploiter toutes les veines d’eau à son rythme sans voir des hordes de pêcheurs déferler de partout...


Un superbe bécard de début de saison !
 
Le printemps allait finalement prendre la même tournure : peu d’eau, peu de monde, moins de poissons qu’à l’accoutumée. Ceci étant dit, quelques beaux poissons ont agrémenté ce printemps : plusieurs 60+ sont venues honorer mon épuisette avec 64 et 67 pour les deux plus grosses. Ce fut aussi l'occasion de retrouver certaines rivières que j'avais quelque peu délaissées et d'en découvrir d'autres.

Le D-Compact en folie !

Il fallait y croire, et user de finesse pour s’en sortir, autant dans l’approche que dans la technique.
Je n’ai pas eu l’occasion de pêcher en lac de montagne cette année, en raison de séjours à l’étranger durant l’été et au printemps où j'ai réalisé notamment deux reportages sur la pêche des truites en lac en Irlande, puis en Islande pour le Magazine des Voyages de Pêche (n° 136 et 137 pour ceux que ça intéresse).

Le D-Contact 72 s'est révélé précieux quand les niveaux d'eau sont un peu remontés !


Le TS Joint Minnow 110 SP est efficace dans quasiment toutes les conditions sur les gros poissons. Une vraie réussite !


Une superbe 67 cm prise sur le TS Joint Minnow 110 SP
Mais aussi, je dois l'avouer, un manque de motivation en début de saison "montagne" où j’ai préféré me consacrer à la pêche du loup en mer (et je ne le regretterai pas !).
 Je compte bien me rattraper en 2020 ! J’ai eu cependant l’occasion de pêcher en lac en Islande notamment où les grosses truites livrent toujours des combats homériques.
DS-Line : le must en matière de cuiller ondulante
  A cette occasion, j'ai pu apprécier l'efficacité de la DS Line qui m'a permis de sauver la pêche sur une petite rivière où aucun leurre ne fonctionnait sur les ombles chevaliers ! Cette expérience m'a incité à plus l'utiliser et je n'ai pas été déçu sur les truites de nos cours d'eau !

60+ sur Dragonbait Trout LX et D-Contact 72 coloris T2 (truite arc-en-ciel)


Superbe robe pour ce poisson capturé sur D-Contact 85 et Dragonbait Trout Large Stream

Photo puis remise à l'eau de ce poisson sous le regard du D-Contact 72 accroché à l'épuisette...


Bonnes fêtes de fin d'années à toutes et tous !

Avec deux photos d'un petit coin de paradis en Islande pour finir l'année en beauté :




Un grand merci aux photographes : Michaël, Roman, Jacques, Luc, Eric et Jean-Paul.